Le cargo échoué en Seine mercredi soir a repris sa route vers Rouen

Pour une raison encore inconnue, le Sea Eagle s’est échoué, mercredi 11 décembre 2019 vers 22h30, hors chenal de navigation, entre Port-Jérome-sur-Seine et Rives–en-Seine, à hauteur d’Aizier. Ce navire de 180 mètres de long sur 32 mètres de large avec un tirant d’eau de 8,80 mètres battant pavillon libérien arrivait du port de La Rochelle, avec une cargaison d’engrais solide en vrac.

Une première tentative de remorquage a eu lieu mercredi soir, en vain. Deux autres opérations de remorquage ont eu lieu hier jeudi, toujours sans succès. C’est finalement vendredi matin, que le Sea Eagle a pu retrouver le chenal et reprendre sa route, sous bonne escorte, vers le port de Rouen.
Un pilote de Seine ainsi qu’un remorqueur étaient constamment présents, afin d’assurer la sécurité du navire, de l’équipage et des autres usagers de la Seine. Des rondes permettaient également de s’assurer qu’aucune voie d’eau ni aucune pollution n’étaient constatées. Le navire a été pris en charge par 6 remorqueurs.
Le navire, avec à son bord des vracs non dangereux, arrivait de Ashod (Israël) et, après une escale à La Rochelle, avait pour destination le quai de Petit-Couronne, sur le port de Rouen. Aucun blessé ni avarie n’ont été à déplorer sur le navire, posé à plat sur un fond vaseux.
Malgré l’intervention du remorqueur Capitaine Louis Thomas, le déséchouement n’a pu être réalisé et le courant descendant (le jusant) a obligé à reporter cette manœuvre.
Jeudi 12 décembre à 7 heures, un deuxième remorqueur venu de Rouen, le Penfret, est sur zone et à la faveur de la marée montante.
Avec trois autres remorqueurs, une nouvelle tentative de déséchouement a eu lieu entre 10 heures et midi, sans plus de réussite. Quatre remorqueurs plus puissants devaient retenter la manœuvre à marée haute le soir-même, vers 22 heures. C’est finalement vendredi matin, à la faveur de la marée de 10 heures, que le Sea Eagle a pu retrouver le chenal et reprendre sa route.

 

Photos et vidéo: Hervé HANIN

 

Article publié le mercredi 18 décembre 2019